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Les principaux syndromes suivant l’accouchement

vendredi 18 janvier 2008, par klelugi


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On aborde ici les catégories postnatales classiques (blues, dépression non psychotique et psychose puerpérale) repérées pour l’essentiel comme troubles de l’humeur, mais aussi les autres syndromes psychiatriques dans leur rapport à cette période.


Blues

La dysphorie du blues apparaît le plus souvent vers les quatrièmes ou cinquièmes jours suivant l’accouchement et probablement affecte peu la majorité des femmes. La persistance de symptômes au-delà de 2 semaines doit amener à reconsidérer le diagnostic, car une petite proportion de blues évolue vers une dépression caractérisée. La banalité du blues du post-partum ne conduit cependant pas le médecin à négliger son évolution. En effet, la sévérité de l’altération de l’humeur dans les jours qui suivent l’accouchement se révèle un élément fort de prédiction de dépression caractérisée ultérieure.

Dépression postnatale non psychotique

La dépression postnatale non psychotique affecte une femme sur 10 ou 20, soit ni plus ni moins que dans la population générale de même âge. Elle peut suivre un blues postnatal ou se développer insidieusement après 3 semaines. Elle se révèle souvent anxieuse ou agitée. Les spécialistes avaient constaté que les femmes hospitalisées dans le passé pour dépression rechutaient sur le même mode dans les 3 mois suivant leur accouchement 100 fois plus souvent que les autres femmes. Il est reconnu aujourd’hui que des antécédents de troubles de l’humeur, de traumatisme ou de tension chronique, de même qu’une altération thymique prénatale, en rendent plus probable la survenue. Une dépression postnatale rechute dans la majorité des cas lors de la grossesse suivante. De même que les dépressions anténatales, les dépressions postnatales restent majoritairement méconnues. Dans le même temps, la prévention et le traitement précoce des dépressions des pères dans la périnatalité (mieux connues aujourd’hui) bénéficient non seulement à eux-mêmes mais aussi à leurs compagnes et leurs enfants.

Psychose puerpérale

La psychose puerpérale, trouble postnatal rare (moins de deux accouchements sur 1 000) n’échappe pas aux médecins, alertés et avertis qu’ils sont de sa gravité. Les épisodes peuvent présenter une allure plus mélancolique, maniaque ou dissociée selon les cas, mais ils relèvent pour l’essentiel de troubles affectifs n’évoluant pas vers une schizophrénie. Près des trois quarts des femmes rechutent sur le même mode lors des grossesses suivantes.

Le post-partum précipite avec force les survenues d’épisodes maniaques ou dépressifs de la maladie bipolaire. Plus d’une malade touchée de bipolarité affective sur trois développerait un épisode postnatal. En général, cette phase critique survient peu après l’accouchement. Le risque s’accroît chez les primipares dont seulement un quart échapperaient à un épisode. La jeunesse de la parturiente, son manque de soutien social, notamment en cas d’absence de conjoint, comme la difficulté à contrôler la maladie, en particulier à la veille de la grossesse, contribuent aussi aux rechutes.

Grossesses à risque pour le développement psychique de l’enfant

Essentiellement deux types d’étiologie déterminent ce danger : l’organicité innée (génétique ou non) et la sphère des traumatismes psychiques comme par exemple : les événements violents pour le psychisme quand ils entrent en résonance avec des fondamentaux de la subjectivité humaine et inducteurs dès lors de distorsions dans le développement du sujet en mal de réponse psychique adaptative appropriée.


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