Les principaux syndromes suivant l’accouchement
Les articles de cette rubrique
- Se prépare à la grossesse, dépistage et précaution nécessaires.
Vous avez décidé avec votre mari ou conjoint de concevoir un petit bébé, depuis le temps que vous le souhaitiez vous avez pris la décision ensemble. La décision est enfin tombée, vous vous (...) - Se préparer à la grossesse : Check-up alimentation,poids et dentition
Une femme souhaitant avoir un bébé doit faire des dépistages importants, stopper net l’alcool et le tabac. Mais ce n’est pas tout il faut stopper net toutes les automédications : anti (...) - Les changement de votre corps pendant la grossesse
Lors de vos rendez vous chez votre gynécologue ou chez la sage femme, ces professionnels vont droit à l’essentiel. On vous parle biensur du bien être de votre bébé, de son développement. (...) - Que préparer pour attendre la venue de bébé sereinement ?
L’arrivée d’un bébé dans une famille nécessite une organisation toute particulière. Il faut non seulement lui préparer un bon lit, une jolie chambre si les moyens le permettent, mais (...) - Savoir analyser ses besoins pour choisir la bonne maternité
Bientôt le grand moment. Il est donc grand temps de choisir sa maternité. Beaucoup de facteurs non négligeables doivent alors être pris en compte qu’il s’agisse de maternité niveau (...) - Les remèdes pour passer le cap du baby-blues
Comme vous le savez le baby blues est du à une chute brutale du taux d’hormones dans le sang. La fatigue est très présente, bébé prend beaucoup de temps, la déprime s’installe. Mais (...) - Les causes potentielles du baby blues, les connaitre pour mieux l’éviter
Enceinte votre corps est en pleine ébullition. Les hormones en surnombre se bousculent laissant place à la joie, peines, pleurs, euphories. En accouchant les hormones tombent d’un seul (...) - De la psychologie pour avoir un bébé
L’acte d’enfantement s’accompagne d’un changement identitaire de la femme et de son compagnon. La future mère dénomme toutes ses capacités pour s’adapter au (...) - Etre prête pour l’arrivée de bébé, petit checkup
Comme je vous l’avais évoqué dans la première partie de ce volet, une femme souhaitant concevoir un bébé doit faire des dépistages importants, stopper net l’alcool et le tabac. Mais (...) - Etre prête pour l’arrivée de bébé, bien se préparer pour accueillir bébé
Vous avez décidé avec votre mari ou conjoint de concevoir un petit bébé, depuis le temps que vous le souhaitiez vous avez pris la décision ensemble. La décision est enfin tombée, vous vous (...)
0 10
On aborde ici les catégories postnatales classiques (blues, dépression non psychotique et psychose puerpérale) repérées pour l’essentiel comme troubles de l’humeur, mais aussi les autres syndromes psychiatriques dans leur rapport à cette période.
Blues
La dysphorie du blues apparaît le plus souvent vers les quatrièmes ou cinquièmes jours suivant l’accouchement et probablement affecte peu la majorité des femmes. La persistance de symptômes au-delà de 2 semaines doit amener à reconsidérer le diagnostic, car une petite proportion de blues évolue vers une dépression caractérisée. La banalité du blues du post-partum ne conduit cependant pas le médecin à négliger son évolution. En effet, la sévérité de l’altération de l’humeur dans les jours qui suivent l’accouchement se révèle un élément fort de prédiction de dépression caractérisée ultérieure.
Dépression postnatale non psychotique
La dépression postnatale non psychotique affecte une femme sur 10 ou 20, soit ni plus ni moins que dans la population générale de même âge. Elle peut suivre un blues postnatal ou se développer insidieusement après 3 semaines. Elle se révèle souvent anxieuse ou agitée. Les spécialistes avaient constaté que les femmes hospitalisées dans le passé pour dépression rechutaient sur le même mode dans les 3 mois suivant leur accouchement 100 fois plus souvent que les autres femmes. Il est reconnu aujourd’hui que des antécédents de troubles de l’humeur, de traumatisme ou de tension chronique, de même qu’une altération thymique prénatale, en rendent plus probable la survenue. Une dépression postnatale rechute dans la majorité des cas lors de la grossesse suivante. De même que les dépressions anténatales, les dépressions postnatales restent majoritairement méconnues. Dans le même temps, la prévention et le traitement précoce des dépressions des pères dans la périnatalité (mieux connues aujourd’hui) bénéficient non seulement à eux-mêmes mais aussi à leurs compagnes et leurs enfants.
Psychose puerpérale
La psychose puerpérale, trouble postnatal rare (moins de deux accouchements sur 1 000) n’échappe pas aux médecins, alertés et avertis qu’ils sont de sa gravité. Les épisodes peuvent présenter une allure plus mélancolique, maniaque ou dissociée selon les cas, mais ils relèvent pour l’essentiel de troubles affectifs n’évoluant pas vers une schizophrénie. Près des trois quarts des femmes rechutent sur le même mode lors des grossesses suivantes.
Le post-partum précipite avec force les survenues d’épisodes maniaques ou dépressifs de la maladie bipolaire. Plus d’une malade touchée de bipolarité affective sur trois développerait un épisode postnatal. En général, cette phase critique survient peu après l’accouchement. Le risque s’accroît chez les primipares dont seulement un quart échapperaient à un épisode. La jeunesse de la parturiente, son manque de soutien social, notamment en cas d’absence de conjoint, comme la difficulté à contrôler la maladie, en particulier à la veille de la grossesse, contribuent aussi aux rechutes.
Grossesses à risque pour le développement psychique de l’enfant
Essentiellement deux types d’étiologie déterminent ce danger : l’organicité innée (génétique ou non) et la sphère des traumatismes psychiques comme par exemple : les événements violents pour le psychisme quand ils entrent en résonance avec des fondamentaux de la subjectivité humaine et inducteurs dès lors de distorsions dans le développement du sujet en mal de réponse psychique adaptative appropriée.
