Faut-il dormir avec bébé, jusqu’à quand ?
Les articles de cette rubrique
- Coucher bébé dans sa chambre : un rituel en 3 étapes
Un nouveau né dort énormément la journée et la nuit. Il est donc très important de prêter une attention particulière au rituel du sommeil. Un bébé doit dormir dans une chambre fraîche à une (...) - Aménagement de la chambre de bébé
Préparer une chambre pour bébé, est l’un des plaisirs incomparables que les parents peuvent ressentir, surtout avant l’arrivée de la star de leurs amours. En revanche, des (...) - Faut-il dormir avec bébé, jusqu’à quand ?
Le lit partagé ou « cosleeping » est une pratique qui suscite aujourd’hui de nombreuses polémiques, encensée pour les uns et décriée pour d’autres ! D’un côté, on recommande aux (...) - Décorer la chambre de bébé, conseils et astuces
A l’approche d’une naissance, les parents sont souvent pris d’une volonté de rénover la chambre du futur bébé. Cette aspiration, bien naturelle, a été baptisée « syndrome de (...) - Préparer la chambre bébé
Lorsque bébé arrive, quelle aventure ! Le désir de tout parent est que tout soit prêt, que tout soit parfait. Pour accueillir se bébé et lui offrir son espace : sa chambre de bébé ! Dans cette (...)
Le lit partagé ou « cosleeping » est une pratique qui suscite aujourd’hui de nombreuses polémiques, encensée pour les uns et décriée pour d’autres ! D’un côté, on recommande aux jeunes mamans de préserver le plus possible un contact charnel, peau contre peau avec leur nourrisson, de l’autre, on les inquiète en brandissant le spectre de troubles du sommeil futurs ! Dormir avec son enfant le rendrait moins autonome, incapable de s’endormir seul à l’avenir, enfin, cette habitude serait dangereuse. Comment faire la part des choses ?
Pour rappel : le terme de cosleeping désigne la pratique selon laquelle un nourrisson dort au contact social et / ou physique d’une personne responsable (habituellement la mère), ce qui inclue le fait de faire dormir son nourrisson à ses côtés sur un dispositif séparé, pratique aujourd’hui assez répandue dans certains pays comme l’Allemagne.
Le cosleeping une pratique dangereuse ?
Le partage du lit a été jugé responsable de plusieurs cas de Mort subite du nourrisson (MSN), ce qui a amené, en particulier, la Commission pour la sécurité des produits et des consommateurs des Etats-Unis, a recommander aux parents de ne jamais dormir avec leur bébé. En réalité, ce sont plusieurs pratiques associées au partage du lit qui doivent être montrées du doigt :
Exposition au tabagisme ou à l’alcoolisme parental
Partage de canapés ou divans moins sécurisants qu’un lit
Partage de lits possédant des espaces vides pouvant emprisonner un nourrisson.
Enfant couché sur le ventre ou le côté et/ou recouvert d’une couette et /ou allongé sur ou à proximité d’un oreiller (risque accru de mort subite du nourrisson).
Ainsi, il semblerait que ce soit les conditions et les circonstances qui entourent le partage du lit qui soient aussi importantes que la pratique en elle-même, qui doit néanmoins être sécurisée par le respect de certaines consignes.
Ses aspects positifs ?
Le cosleeping favorise l’allaitement. La proximité, le contact avec la mère assurent un sentiment de confort psychologique et de sécurité affective à l’enfant tout en comblant aussi la maman. Les exemples de cosleeping sont plus nombreux dans les cas d’allaitement prolongé. Ils améliorent l’endormissement rapide, le confort de la mère et réduisent sa fatigue en limitant les déplacements. Une étude menée aux Etats-Unis a trouvé récemment un taux de cosleeping de 45% !
Combien de temps dormir avec son enfant ?
La question de la durée est en effet fondamentale. 6 mois semble être une bonne moyenne ou tout au moins durant la durée de l’allaitement. Certains parents garderont leur enfant près d’eux pendant plusieurs années alors que d’autres les coucheront dans une chambre séparée dès la sortie de la maternité.
Est-ce que le premier risque de prendre de mauvaises habitudes ? La question reste ouverte et forcément controversée, il existe peu d’études sur le sujet mais, au-delà de 6 mois-1an, on s’expose à quelques difficultés, vite surmontées si le parent émet un minimum de fermeté pour faire accepter à l’enfant son nouveau domaine. On a parfois conseillé aux parents de partager la chambre de leur enfant quelques mois puis de regagner la leur. La rupture est ainsi facilitée, l’environnement du petit n’évoluant pas.
